Changements sur "TÊTE · Formuler le problème que l'on cherche réellement à résoudre, et le reformuler quand il se déplace"
Corps du texte (Français)
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Ce que cela veut dire concrètement. Devant une demande, écrire noir sur blanc la question que l'on retient, ce que l'on écarte en la retenant, et à quoi l'on reconnaîtra qu'elle est traitée — avant de produire quoi que ce soit. Puis, en cours de route, réécrire cet énoncé quand la situation le déplace, en disant pourquoi.
Déléguer, ou pas
- Ce qui peut être délégué — la production de variantes de formulation, l'inventaire des contraintes connues, la recherche de situations analogues déjà documentées.
- Ce qui ne doit pas l'être — le choix de la question retenue. Formuler le problème, c'est décider de ce qui compte ; c'est un acte de volonté, pas un calcul. Délégué, il produit un travail dont personne n'a voulu la fin, et devant lequel personne ne peut être tenu de répondre.
- Ce qui se dégrade si on le délègue — le contact avec la situation réelle. On glisse vers la question la plus commode à traiter plutôt que vers celle qui importe, et le glissement est indolore.
- S'acquiert avec ou sans assistance — sans, d'abord : par l'entretien avec les personnes concernées et l'observation sur place. L'assistance ne sert qu'ensuite, pour éprouver un cadrage déjà posé.
Comment on le voit
Un tiers — autre élève, partenaire extérieur, association — formule une demande volontairement imprécise. On observe le premier geste : produire une solution, ou retourner interroger la demande. On observe surtout l'énoncé écrit au départ et celui de la fin : a-t-il bougé, et la personne sait-elle dire ce qui l'a fait bouger ?
La question qu'on vous pose
Racontez une fois où vous avez vu un travail très bien fait porter sur la mauvaise question. À quel moment cela aurait-il pu être repéré, et par qui ?
Titre (Français)
- +TÊTE · Formuler le problème que l'on cherche réellement à résoudre, et le reformuler quand il se déplace