Changements sur "CŒUR · Construire avec un partenaire dont on ne partage pas la finalité un accord que chacun peut tenir"
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Ce que cela veut dire concrètement. Deux parties veulent des choses différentes et devront pourtant produire quelque chose ensemble. La compétence consiste à établir ce qui est effectivement commun — souvent moins qu'on ne l'espérait —, à écrire ce que chacun s'engage à faire et à ne pas faire, à accepter que le désaccord de fond demeure, et à revenir à la table le jour où l'accord est mis à l'épreuve.
Déléguer, ou pas
- Ce qui peut être délégué : la cartographie des positions, la rédaction du protocole, le suivi des engagements, la préparation des scénarios de rupture.
- Ce qui ne doit pas l'être : l'engagement lui-même. S'engager, c'est se rendre redevable devant quelqu'un qui pourra vous le rappeler.
- Ce qui se dégrade si on le délègue : un accord tient parce que le rompre coûte quelque chose à celui qui l'a pris. Pris par un mandataire qui n'en subira rien, l'engagement cesse d'être un accord pour devenir un document. Cela vaut de tout intermédiaire non exposé, quelle que soit sa nature.
- S'acquiert avec ou sans assistance : la préparation et la simulation de négociation s'assistent utilement. Tenir un engagement quand il devient coûteux ne se simule pas.
Comment on le voit
Situation : deux groupes aux objectifs opposés doivent livrer un résultat unique — un journal, un budget, une sortie. On observe si le désaccord de fond est écrit noir sur blanc plutôt qu'escamoté, si les engagements sont assez précis pour qu'on puisse constater leur rupture, et ce qui se passe le jour où l'un d'eux est rompu.
La question qu'on vous pose
Avec quel partenaire avez-vous réussi à travailler sans jamais tomber d'accord sur le fond ? Qu'est-ce qui a rendu la coopération possible malgré cela ?
Titre (Français)
- +CŒUR · Construire avec un partenaire dont on ne partage pas la finalité un accord que chacun peut tenir