TÊTE · Décider ce qui sera délégué et ce qui ne le sera pas, et énoncer la raison de chaque partage
Ce que cela veut dire concrètement. Prendre une activité réelle — corriger, orienter, convoquer, signaler — et la répartir explicitement : ceci est délégué, cela ne le sera pas, et voici le motif de chaque ligne. Un motif recevable ne dit jamais « la machine n'y arrive pas encore » ; il dit « déléguer ceci en détruirait l'objet », ou « quelqu'un doit pouvoir en répondre ».
Déléguer, ou pas
- Ce qui peut être délégué — l'inventaire des tâches, l'estimation des durées, la comparaison avec ce que font d'autres établissements.
- Ce qui ne doit pas l'être — la règle de partage elle-même et sa justification devant ceux qu'elle affecte — élèves, familles, collègues. Déléguer la décision de déléguer entraîne une régression sans fin ; c'est le point où quelqu'un s'engage, ou personne.
- Ce qui se dégrade si on le délègue — l'auteur disparaît. Le partage se fait alors par défaut : ce qui est commode à automatiser l'est, progressivement, sans que nul ne l'ait voulu ni décidé. Une dérive sans auteur ne peut être ni discutée ni annulée.
- S'acquiert avec ou sans assistance — sans, et collectivement. C'est un travail d'équipe pédagogique et de délibération avec les familles, avant d'être un travail d'outil.
Comment on le voit
Une équipe, ou une classe, établit sa propre liste en trois colonnes : délégable, non délégable, à discuter — un motif par ligne. On observe la colonne du milieu. Si les motifs qu'on y lit portent sur ce que les outils échouent aujourd'hui à faire, le critère employé est empirique : il ne tiendra pas deux ans. S'ils portent sur ce qui serait détruit par la délégation, il tiendra.
La question qu'on vous pose
Citez trois tâches de votre semaine que vous ne délégueriez à personne — ni à une machine, ni à un collègue. Pourquoi celles-là précisément ?
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