TÊTE · Assembler des outils en une chaîne dont on peut expliquer chaque maillon, et répondre du résultat
Ce que cela veut dire concrètement. Représenter une chaîne de traitement — même modeste : une inscription, une affectation, un signalement — étape par étape, et inscrire à chaque étape le nom de la personne qui en répond. Puis désigner le point où la chaîne s'interrompt pour qu'un humain décide.
Déléguer, ou pas
- Ce qui peut être délégué — l'écriture technique, le raccordement des composants, les tests, la surveillance du fonctionnement.
- Ce qui ne doit pas l'être — la position du point d'arrêt humain, et la réponse à fournir quand la chaîne cause un tort. Une chaîne d'outils dilue l'imputabilité : chaque maillon peut se dire non responsable. Celui qui assemble répond du tout — c'est un lien entre personnes, et l'on ne peut pas demander des comptes à un assemblage.
- Ce qui se dégrade si on le délègue — la traçabilité. Plus l'assemblage se fait tout seul, moins on sait où l'erreur est née, et plus il devient coûteux de la corriger.
- S'acquiert avec ou sans assistance — la fabrication, avec. La conception, sans : un schéma sur papier, des flèches, des noms, et l'identification des points de rupture. Cette compétence n'oblige personne à construire de tels systèmes ; elle sert d'abord à lire ceux qui existent déjà et qui nous concernent.
Comment on le voit
On demande le schéma d'un dispositif automatisé réel de l'établissement ou de la vie courante, avec, en face de chaque étape, la personne qui en répond. Ce que l'on observe, ce sont les cases laissées vides : elles indiquent exactement où l'imputabilité s'est perdue.
La question qu'on vous pose
Dans un dispositif automatisé que vous connaissez — scolaire ou administratif — à qui vous adressez-vous concrètement lorsqu'il se trompe ? Avez-vous déjà obtenu une réponse ?
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