CITÉ · Encadrer l'usage d'un outil dans un collectif en gardant une personne responsable à chaque étape.
Ce que cela veut dire concrètement. Écrire, avant l'incident, qui vérifie quoi, qui signe, et qui répond si le travail produit cause un tort. La formulation d'origine faisait de l'outil un « collègue » : or un collègue est quelqu'un à qui l'on peut demander des comptes. Le mot déplace la responsabilité vers un endroit où elle ne peut pas se tenir.
Déléguer, ou pas
- Ce qui peut être délégué : la rédaction de la procédure, l'inventaire des usages en cours, la production de la documentation et des rappels.
- Ce qui ne doit pas l'être : la signature. Répondre de quelque chose est une relation entre personnes : on demande des comptes à quelqu'un qui peut être repris, sanctionné, révoqué. Déléguer cela à un système ne transfère pas la responsabilité, cela la supprime. Aucun progrès technique ne rendra cet énoncé faux.
- Ce qui se dégrade si on le délègue : la responsabilité se dilue dans le collectif. Chacun a « suivi le système », personne n'a décidé, et la personne lésée se retrouve sans interlocuteur.
- S'acquiert avec ou sans assistance : sans. Cela se construit dans un collectif réel, le plus souvent à l'occasion d'un premier incident.
Comment on le voit
Après un travail rendu comportant une erreur produite par un outil, on observe qui se déclare responsable, en combien de temps, et si le cadre écrit permettait de le savoir avant même que l'erreur ne survienne.
La question qu'on vous pose
Dans votre équipe, si un document produit avec un outil cause un tort à quelqu'un, qui répond ? Est-ce écrit quelque part avant l'incident ?
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